Une croissance démographique toujours modérée à Rennes
Comme tous les ans en fin d’année, l’INSEE vient de publier les chiffres de la population légale des communes françaises. Les communes de moins de 10000 habitants (elles sont nombreuses dans la métropole rennaise) sont recensées sur toute leur population, à raison d’une commune sur cinq chaque année. Les villes de plus de 10000 habitants réalisent tous les ans un sondage auprès d’un échantillon représentant 8% de leurs logements. L’occasion de faire le point sur la situation démographique à Rennes et dans la métropole.
La croissance démographique rennaise à la traine ?
Les idées reçues ont la vie dure. Alors que le niveau de construction de logements a été au centre de la campagne électorale des dernières élections municipales, les chiffres publiés ce jour par l’INSEE laissent entrevoir une réalité bien différente. La démographie rennaise reste en effet très modérée en comparaison avec les autres grandes villes françaises. Ainsi, la capitale bretonne a vu sa population augmenter de seulement 6355 nouveaux habitants entre 2013 et 2018, soit une croissance annuelle de 0.6%, légèrement au dessus de la moyenne nationale établie à 0.4%. Un chiffre bien en deçà de Nantes (+21420, +1.4%), Bordeaux (+13442, +1.1%) ou Montpellier (+17969, +1.3%). En comparant la démographie des 10 plus grandes villes françaises (en excluant Paris), Rennes pointe même dans le bas du classement. Seules Nice (-1263, -0.1%), Marseille (+12884, +0.3%) et Lille (+1607, +0.1%) font pire sur la période.
La métropole toujours aussi vigoureuse mais avec de fortes disparités
La croissance démographique des autres communes de la métropole semble cependant plus vigoureuse. Avec 451762 habitants au 1er janvier 2018, Rennes Métropole voit sa population augmenter de 1.2% tous les ans, soit une croissance deux fois supérieure à celle de la ville de Rennes. Cependant, de très fortes disparités sont à observer entre les communes, notamment en première couronne. Si Vezin-Le-Coquet performe en affichant une croissance démographique annuelle de 4.1% entre 2013 et 2018, Chantepie et Noyal-Châtillon, communes limitrophes de Rennes, plafonnent respectivement à 0.1% et 0.3%. En intra-rocade, Cesson-Sévigné voit sa population croitre de 0.6% tous les ans sur la période avec un total de 17312 habitants au 1er janvier 2018. Elle perd son statut de plus grande ville de la métropole après Rennes au profit de Bruz, désormais peuplée de 18516 habitants (en croissance de 1.9% annuellement). En première couronne, Saint Grégoire et Saint Jacques de la Lande voient leur population respective augmenter de 1.7% et 2.8% chaque année entre 2013 et 2018.
Vers un rééquilibrage départemental au profit des villes moyennes ?
Au niveau des autres grandes communes du département, Saint Malo se paie le luxe d’une croissance démographique supérieur à celle de Rennes à +0.7%. Longtemps en déclin démographique, Fougères opère également un rebond spectaculaire à +0.4%. Toujours très en forme, Vitré confirme avec une hausse annuelle de 0.9%.
Piscine de Villejean : une fréquentation record avec 14 000 entrées
Travaux à Rennes : le boulevard Georges Pompidou poursuit sa mue
Immobilier à Rennes : les prix reculent selon le baromètre SeLoger - Meilleurs Agents
Twin Jet ouvre des vols supplémentaires entre Rennes et Lyon pour l'été 2026
Météo à Rennes : une semaine printanière entre éclaircies et passages pluvieux
A Rennes, plusieurs arrêts de bus STAR déplacés à République dès ce lundi 13 avril
Route de Lorient : d'importants bouchons à l'entrée de Rennes dès le 13 avril
Présidence de Rennes Métropole : l'élection fixée au 9 avril 2026
Municipales 2026 à Saint-Jacques-de-la-Lande : le séisme d'une alternance historique après 55 ans à gauche
Municipales 2026 à Rennes : Nathalie Appéré l'emporte et s'offre un troisième mandat
